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Les 10 180 voix du Rassemblement éco-citoyen comme socle libre et indépendant du quinquennat

et pour les français établis hors de France Viviane ZINZINDOHOUE 359 voix – 10 180 voix

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Avec Nicole Pascolini maire de Lavardens et Francis Lalanne 100%

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Les Législatives Libres et Indépendantes 100% – Rassemblement et Parti Fédéraliste Européen


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Il y a 14 ans, les Journées de l’Europe à Auch

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Jean Lassalle Résistons! 332 auscitains au cœur de la Gascogne

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L’appel d’Edgar Morin

- signez l’appel -

Nous sommes innombrables mais dispersés, à supporter de plus en plus difficilement l’hégémonie du profit, de l’argent, du calcul (statistiques, croissance, PIB, sondages) qui ignorent nos vrais besoins ainsi que nos légitimes aspirations à une vie à la fois autonome et communautaire.

Nous sommes innombrables mais séparés et compartimentés à souhaiter que la trinité Liberté Égalité Fraternité devienne notre norme de vie personnelle et sociale et non le masque à la croissance des servitudes, des inégalités, des égoïsmes.

Au cours des dernières décennies, avec le déchaînement de l’économie libérale mondialisée, le profit s’est déchaîné au détriment des solidarités et des convivialités, les conquêtes sociales ont été en partie annulées, la vie urbaine s’est dégradée, les produits ont perdu de leurs qualités (obsolescence programmée, voire vices cachés) les aliments ont perdu de leurs vertus, saveurs et goûts.

Certes, il existe de très nombreux oasis de vie aimante, familiale, fraternelle, amicale, solidaire, ludique qui témoignent de la résistance du vouloir bien vivre ; la civilisation de l’intérêt et du calcul ne pourra jamais les résorber. Mais ces oasis sont encore trop dispersés et se connaissent encore trop peu les uns les autres.

Ils se développent pourtant et leur conjonction ébauche le visage d’une autre civilisation possible.

La conscience écologique, née de la science du même nom, nous indique non seulement la nécessité de développer les sources d’énergie propres et d’éliminer progressivement les autres y compris le si dangereux nucléaire, mais aussi de vouer une part plus importante de l’économie à la salubrité des villes polluées et à la salubrité de l’agriculture, donc à faire régresser agriculture et élevage industrialisés de plus en plus malsains, au profit de l’agriculture fermière et de l’agro-écologie.

Une formidable relance de l’économie faite dans ce sens, stimulée par les développements de l’économie sociale et solidaire, permettrait une très importante résorption du chômage comme une importante réduction de la précarité du travail.

Une réforme des conditions du travail serait nécessaire au nom même de cette rentabilité qui aujourd’hui produit mécanisation des comportements, voire robotisation, burn out, chômage qui donc diminuent en fait la rentabilité promue. En fait la rentabilité peut être obtenue, non par la robotisation des comportements mais par le plein emploi de la personnalité et de la responsabilité des salariés. La réforme des États peut être obtenue, non par réduction ou augmentation des effectifs, mais par débureaucratisation, c’est à dire communications entre les compartimentés, initiatives et rétroactions constantes entre les niveaux de direction et ceux d’exécution.

La réforme de la consommation serait capitale. Elle permettrait une sélection éclairée des produits selon leurs vertus réelles et non les vertus imaginaires des publicités (notamment pour la beauté, l’hygiène, la séduction, le standing), ce qui opérerait la régression des intoxications consuméristes (dont l’intoxication automobile). Le goût, la saveur, l’esthétique guideraient la consommation, laquelle en se développant ferait régresser l’agriculture industrialisée, la consommation insipide et malsaine, et par là, la domination du profit.

Le développement des circuits courts, notamment pour l’alimentation, via marchés, Amaps, Internet, favorisera nos santés en même temps que la régression de l’hégémonie des grandes surfaces, de la conserve non artisanale, du surgelé.

Par ailleurs, la standardisation industrielle a créé en réaction un besoin d’artisanat. La résistance aux produits à obsolescence programmée (automobiles, réfrigérateurs, ordinateurs, téléphones portables, bas, chaussettes, etc.) favoriserait un néo-artisanat. Parallèlement l’encouragement aux commerces de proximité humaniserait considérablement nos villes. Tout cela provoquerait du même coup une régression de cette formidable force techno-économique qui pousse à l’anonymat, à l’absence de relations cordiales avec autrui, souvent dans un même immeuble.

Ainsi les consommateurs, c’est à dire l’ensemble des citoyens, ont acquis un pouvoir qui faute de reliance collective, leur est invisible, mais qui pourrait une fois éclairé et éclairant déterminer une nouvelle orientation non seulement de l’économie (industrie, agriculture, distribution) mais de nos vies de plus en plus conviviales.

Une nouvelle civilisation tendrait à restaurer des solidarités locales ou instaurer de nouvelles solidarités (comme la création de maisons de la solidarité dans les petites villes et les quartiers de grande ville).

Elle stimulerait la convivialité, besoin humain premier qu’inhibe la vie rationalisée, chronométrée, vouée à l’efficacité.
Nous pouvons retrouver de façon nouvelle les vertus du bien vivre par les voies d’une réforme existentielle.

Nous devons reconquérir un temps à nos rythmes propres, n’obéissant plus que partiellement à la pression chronométrique. Nous pourrons alterner les périodes de vitesse (qui ont des vertus enivrantes) et les périodes de lenteur (qui ont des vertus sérénisantes).

La multiplication actuelle des Festivités et festivals nous indique clairement nos aspirations à une vie poétisée par la fête et par la communion dans les arts, théâtre, cinéma, danse. Les maisons de la culture devront trouver une vie nouvelle.

Nos besoins personnels ne sont pas seulement concrètement liés à notre sphère de vie. Par les informations de presse, radio, télévision nous tenons, parfois inconsciemment, à participer au monde. Ce qui devrait accéder à la conscience c’est notre appartenance à l’humanité, aujourd’hui interdépendante.

Nous croyons comme Montaigne le disait déjà au XVIe siècle que « tout homme est mon compatriote » et que l’humanisme se déploie comme respect de tout être humain. Nos patries dans leur singularité font partie de la communauté humaine. Nos individualités dans leur singularité font partie de la communauté humaine. Les problèmes et périls vitaux apportés par la mondialisation lient désormais tous les êtres humains dans une communauté de destin. Nous devons reconnaître notre matrie terrienne (qui a fait de nous des enfants de la terre) notre patrie terrestre (qui intègre nos diverses patries) notre citoyenneté terrienne (qui reconnaît notre responsabilité dans le destin terrestre). Chacun d’entre nous est un moment, une particule dans une gigantesque et incroyable aventure, issue d’homo sapiens-demens, notre semblable dès la préhistoire, et qui s’est poursuivie dans la naissance, la grandeur, la chute des empires et civilisations et qui est emportée dans un devenir où tout ce qui semblait impossible est devenu possible dans le pire comme dans le meilleur. Aussi un humanisme approfondi et régénéré est il nécessaire à notre volonté de rehumaniser et régénérer nos pays, nos continents, notre planète.

La mondialisation avec ses chances et surtout ses périls a créé une communauté de destin pour tous les humains. Nous devons tous affronter la dégradation écologique, la multiplication des armes de destruction massive, l’hégémonie de la finance sur nos États et nos destins, la montée des fanatismes aveugles.

Paradoxalement c’est au moment où l’on devrait prendre conscience solidairement de la communauté de destin de tous les terriens que sous l’effet de la crise planétaire et des angoisses qu’elle suscite, partout on se réfugie dans les particularismes ethniques, nationaux, religieux.

Nous appelons chacun à la prise de conscience nécessaire et aspirons à sa généralisation pour que soient traités les grands problèmes qui sont à l’échelle de la planète.

Que tous ceux qui se reconnaissent dans ce texte lui apportent leur approbation.

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Le béarnais comme toutes les autres langues minoritaires humanise les liens

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L’arbre éco-citoyen dans la campagne présidentielle Résistons!

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Hier soir, quelque chose est mort dans Twitter

Hier soir, lors du premier débat de la présidentielle, Twitter est mort. Pas dans tous ses usages, mais dans un particulier, qui pendant des années m’a apporté tant de plaisir. Je vous explique. Depuis septembre 2009 que je suis inscrit sur Twitter – presque 8 ans -, je suis comme beaucoup un petit protocole. Lors de tout grand événement télévisuel – match de football important, soirée électorale ou débat politique -, je regarde la télévision comme on le fait depuis des décennies, mais j’allume aussi mon ordinateur, ouvre Twitter et suis les discussions dont cet événement est l’objet. Ainsi depuis presque 8 ans, je vis ces événements dans deux espaces qui se superposent. L’espace médiatique classique et l’espace de la discussion numérique, sorte de vaste agora bordélique où l’on trouve à boire et à manger : des partisans excités, des blagueurs à répétition, des trolls systématiques, de fins analystes anonymes, des fous de l’archive qui font ressortir de vieilles images ou déclarations, des journalistes pas au travail qui écrivent sur Internet ce qu’ils ne diront pas dans leur journal ou à l’antenne, et plein de gens qui réagissent simplement, épidermiquement, à ce qu’ils voient. Tout cela n’est pas toujours intéressant, je ne suis pas certain que cela dise une vérité profonde de l’opinion – je sais les biais de Twitter en la matière – mais il y a quelque chose de gai, de vivant, d’impertinent, la petite idée d’une démocratie en acte. Et surtout, cela m’a permis pendant presque 8 ans d’avoir l’impression de vivre en collectivité ces événements, alors que j’étais tout seul ou presque chez moi, sans avoir à subir la présence physique d’autres humains – et vous savez comme la présence d’autres humains est pesante, avec leurs odeurs, leurs voix qui portent, leur besoin de manger et de boire. Je crois que regarder la télévision tranquillement sur mon lit et être sur Twitter en même temps réalisait mon rêve paradoxal d’être seul et au milieu des autres à la fois.

Mais hier, quelque chose s’est cassé : je me suis ennuyé sur Twitter. Dès que le débat a commencé, la conversation numérique a été saturée. Saturée par des partisans très organisés qui relayaient les déclarations des candidats avec des images et des slogans fabriqués et préparés par les équipes de campagne. Saturée par les comptes des candidats eux-mêmes (du point de vue communicationnel, c’est un peu bizarre de voir un candidat s’exprimer à la télévision et une minute après, son compte Twitter répéter ce propos, dans un processus d’auto-citation content de soi). Saturée par les comptes de médias qui tweetaient frénétiquement. Bien sûr, passaient aussi des tweets d’internautes lambda, des bêtises ou des remarques intéressantes, mais en portion congrue, tristement congrue.

Il y a plusieurs explications convergentes à ce phénomène. 1. Les équipes de campagne sont maintenant hyper organisées, fournissent à leurs soutiens numériques des kits, des slogans avec l’idée qu’on trouvait déjà dans le supportérisme sportif : crier plus fort que les soutiens de l’adversaire. 2. les médias classiques ont tout intérêt à être présents dans cette conversation et tweetent en masse sur le mode du commentaire sportif (“Mélenchon tâcle Fillon sur les affaires” “Fillon en retard sur le temps de parole” etc.”). 3. face à la masse de tweets, il y a un processus de tri algorithmique (si vous apparaissaient tous les tweets contenant un hashtag vous n’auriez pas le temps de les lire, ils sont donc sélectionnés par Twitter). Je ne connais pas les critères exactes de ce tri algorithmique mais il me semble qu’il privilégie des comptes populaires ou certifiés, et des contenus déjà largement diffusés et participe à l’extinction de la conversation des lambda.

Bref, hier soir, c’est comme si l’agora s’était vidée du peuple. Et c’est triste : j’ai l’impression que quelque chose est mort dans Twitter. Reste l’interprétation de ce phénomène : et là, j’avoue être partagé entre une indignation d’ordre politique – car il y avait une sorte de beauté démocratique dans ces conversations dans Twitter – et la crainte de sombrer dans une nostalgie stérile – celle qui fait regretter tous les processus de normalisation, les radios libres qui deviennent des radios privées, les rave parties qui deviennent des soirées technos – la nostalgie stérile qui nous rend aveugle sur ce qui, nécessairement, renaîtra ailleurs, et risque toujours de nous transformer en vieux cons.

par Xavier de La Porte

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