La dissonance cognitive des écologistes en local et au national

Selon la théorie de la dissonance cognitive, lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ses croyances, cette personne éprouvera un état de tension inconfortable appelé dissonance, qui, par la suite, tendra à être réduit, par exemple par une modification de ses croyances dans le sens de l’acte. Notre article se propose de présenter cette théorie dans ses grandes lignes.

Séverine Halimi-Falkowicz a réalisé sa thèse sous la direction de Robert-Vincent Joule et elle est actuellement membre du laboratoire de psychologie sociale de l’Université de Provence (EA894). David Vaidis est doctorant sous la direction de Patrick Gosling et il est actuellement membre du laboratoire de psychologie sociale de l’Université Paris 10 (EA3984). Leurs intérêts de recherche portent tous deux sur la dissonance cognitive, le concept d’Engagement et les procédures d’influence sociale. Les travaux de Séverine Halimi-Falkowicz l’ont amenée à reconsidérer le Rôle des cognitions d’engagement dans la théorie de la dissonance. Quant à David Vaidis, il s’intéresse plus précisément aux conditions minimales de l’éveil de la dissonance et au paradigme de l’infirmation des croyances.

Dans les expériences sur la dissonance, on amène par exemple le sujet à donner des arguments en faveur de la peine de mort alors qu’il est contre (il réalise donc un acte dit « problématique »). La réalisation de cet acte l’amène à ressentir un état d’inconfort. On étudie ensuite les conséquences en termes d’opinions ou de comportements liées à cet inconfort : le sujet se prononcera par exemple, en définitive, comme étant moins défavorable à la peine de mort qu’il ne l’était auparavant (il ajustera son attitude initiale, de manière à la rendre davantage conforme à l’acte problématique réalisé).

Aussi étonnant que cela puisse paraître, lorsque nous sommes amenés à agir contrairement à nos convictions, nous avons ainsi tendance à justifier nos actions et à adapter nos opinions à nos comportements. Mais sans aller jusqu’à la peine de mort, nous sommes tous régulièrement confrontés, dans notre quotidien, à cet état d’inconfort qu’est la dissonance : quand nous venons de dire un petit mensonge, quand nous venons de faire un choix difficile, ou encore, quand ce qui nous paraissait évident s’avère être démenti, etc. La théorie de la dissonance cognitive présente une modélisation de ces phénomènes et nous explique finalement comment l’être humain réagit lorsqu’il possède à l’esprit deux éléments incompatibles l’un avec l’autre.

http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=366&Itemid=85

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