Dans un monde où nous envoyons des hommes sur la lune, on voudrait nous faire croire qu’il n’est pas possible de coordonner toutes nos sources énergétiques

On nous assène de chiffres destinés à nous désinformer, nous faire peur, pour que nous continuions de croire que le nucléaire est nécessaire.

Coût de production du courant électrique en France avec le nucléaire : 49 € par Megawatt heure (rapport de la Cour des Comptes du 01/02/2012). Pour une éolienne de 1MWH il faut 20 ans de service pour atteindre un prix de production de 49 € le MWH, ce qui ne pose pas de problème majeur. Affirmer que le nucléaire permet de fournir un courant moins cher que l’éolien est une désinformation.

Énergie électrique en France chaque année : (1,2,3)

Production nette: autour de 570 TW/H
Consommation 480 TWH (moyenne 2000 à 2010)
Perte en ligne : 30 TW/H
Consommation réelle 450 TW/H
284 tw/h sont consommés par les résidences et 123 tw/h par l’industrie
Puissance installée : 2010

La puissance maximale dont nous avons besoin en 2010 est 97 Giga Watt, soit 0.097 Terawatt
Barrage hydroélectrique et installation au fil l’eau : 27 GW . Il y a 399 barrages hydroélectriques et près de 2000 petites installations au fil de l’eau. (8)
Lien, puissance installée : 5,6 GW, pour un record de 4,2 GW atteint.
Solaire photovoltaïque : 0,76 Gigawatt
En 1973, les industriels du nucléaire estimaient qu’en 2000 la France consommerait entre 750 tw/h et 1000 tw/h, et cela a servi à justifier le programme nucléaire.

Part des filières énergétiques dans la consommation finale électrique : 2010 : (1,2,3,)

74 % nucléaire
12,3 % hydraulique (barrage)
10,7 % charbon, gaz, fioul
0.9 % autre énergie biomasse entre autre
1,75 % éolien
0,1 % solaire photovoltaïque
Le solaire photovoltaïque en expansion ces 2 dernières années a été freiné par le gouvernement. On compte environ 203.000 installations en France, essentiellement chez des particuliers. Le potentiel d’installation sur les bâtiments est 100 fois plus important, ce qui pourrait porter la production électrique photovoltaïque à 40 % de la part énergétique en France.

Les centrales nucléaires produisent en France 13 à 15 % de l’énergie (transport, chauffage, lumière, communication etc…) dont nous avons besoin. Dans le monde la part de l’énergie nucléaire n’est que de 2 à 4 % de l’énergie totale consommée. Ces chiffres devraient nous interpeller sur la part insignifiante du nucléaire pour lutter contre l’émission de gaz à effet de serre. Ou encore sur notre dépendance énergétique nucléaire qui n’est que de 13 à 15 %.

Nombre de réacteurs nucléaires en France : 58 répartis dans 19 centrales

Nombre d’emplois en France lié à l’énergie électrique centralisé : 194.000, dont 125000 (22.000 précaires) pour l’énergie nucléaire pour environ 0.71 % du PIB. Remarquons au passage que 79 % de l’électricité est produite par 64 % des salariés. Il semble que 36 % des salariés participent à la production des autres énergies. (4) Les énergies autres que nucléaire permettent de créer plus d’emplois. Enfin, les énergies renouvelables en direction des particuliers (décentralisé) génèrent en France 75000 emplois, alors qu’elles ne représentent que 0,4 % de l’énergie produite (5).

Déchets :

1125 sites de stockages des déchets radioactifs en France. Avant les années 70, l’industrie rejetait les déchets à la mer…. pour quelques 20.000 tonnes chaque année qui s’accumulent. Rappelons que si toutes les énergies génèrent des déchets, ceux qui sont radioctif ne peuvent être démantelés et sont dangereux pour la santé. Les déchets d’une éolienne en fin de vie ou de panneaux solaire sont récupérables et démontables.

40 % de l’eau potable en France est détournée pour refroidir les réacteurs nucléaires. C’est la raison pour laquelle les centrales sont disposées près des fleuves ou des océans. En cas de sécheresse ou canicule comme 2003 les centrales sont en difficultés. Elles le sont aussi en cas d’inondations, de tsunamis.

Ligne THT : 47.000 km de lignes très hautes tensions >225.000 volts qui traversent le territoire en raison de la centralisation extrême de l’énergie nucléaire. Si nous devions respecter les recommandations de sécurité à l’exposition de ces lignes THT nous devrions condamner 11 % de notre territoire pour installer de part et d’autre des lignes THT 600m de distance avec les habitations. (6)

Indépendance énergétique via le nucléaire : 0 %, la France n’a plus de réserve d’uranium. Elle importe du Niger essentiellement.

Recherche dans l’énergie : 90 % des budgets de l’énergie sont attribués au nucléaire, et seulement 1 à 2 % pour les énergies renouvelables.

Le coût € :

L’ONU estime à 500 milliards le coût de la catastrophe de Tchernobyl.
Le coût du démantèlement des centrales est inconnu à ce jour. EDF a provisionné 38 milliards, mais la Cour des Comptes estime que cela est insuffisant. L’Angleterre a provisionné 100 milliards de  pour 19 réacteurs. Nous en avons 58 en France ! (7)
Accidents : (9)

5 accidents de niveau 5, 6 et 7 dans le monde depuis 1979 alors qu’il n’y a que 201 centrales nucléaires dans le monde. Le risque zéro n’existe pas, on est sur la base de 2.5 centrales sur 100 qui ont un accident grave ( rappel en France nous avons 19 centrales….)

Prospective :

Si on plaçait 20m2 de panneaux photovoltaïques sur 20 % des toits des maisons, 50 à 100 m2 sur les bâtiments industriels et publics, la production électrique annuelle pourrait atteindre 75 à 100 TWH.

Une maison de 100 m2 /disposant de chauffage solaire thermique de 16 m2, d’un appoint au bois et de 20m2 de panneaux photovoltaïques/ produit environ 3000 à 3500 kwh par an. Ce qui correspond à sa consommation électrique. il reste à résoudre le stockage de l’électricité ou la mise en réseau partagée pour éviter les ruptures énergétiques la nuit.

Les alternatives pour ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier.

-panneau solaire photovoltaïque pour produire de l’électricité (60 à 100 TWH) rendement 20 %
-panneau solaire thermique pour chauffer l’eau chaude sanitaire et la maison et pour se substituer au chauffe-eau électrique et chauffage électrique. 100 à 300 TWH) rendement 80 %
éolien : passer de 10 à 60 tw/h
hydraulique : passer de 68 à 100 TWH
hydromarin : passer de 0 à 50 twh
biomasse : passer de 4 à 40 twh
bois : passer de 0 à 300 twh
-géothermie profonde : puissance importante encore non exploitée
-isolation thermique des bâtiments : réduction 100 TWH
-réduction du gaspillage énergétique : réduction 50 TWH
-amélioration de l’efficacité des appareils électriques : réduction 20 TWH
-décentralisation de l’énergie pour réduire les pertes en ligne THT, et éviter les interruption d’approvisionnement énergétique : réduction 15 TWH
Stockage de l’énergie solaire sous forme de chaleur (eau chaude), de la biomasse sous forme de méthane (potentiel de 100 twh).
-financement illimité par la planche à billets en reprenant aux banques privées le droit de création de l’argent.

Pour les techniciens favorables au nucléaire, la difficulté serait de répondre au pic de puissance en hiver, la nuit ou en l’absence de vent et de soleil. Rappelons que nous avons rarement sur tout le territoire des périodes où il n’y a ni vent ni soleil. Les éoliennes marines sont exposées en continue aux vents provoqués par les courants marins. Rappelons qu’à part l’éolien et le solaire électrique, l’hydraulique & hydromarin, la géothermie, le biogaz, et accessoirement le bois ne sont pas dépendants de la météo. Le solaire thermique pouvant être stocké assez facilement pendant 48 heures dans les maisons et plusieurs mois dans des sites de stockages géants. D’autres techniques de stockage sont possibles, comme par exemple la compression de l’air, la remontée de l’eau dans les barrages lorsque la production électrique est trop forte, l’utilisation de volant inertie (principe de la voiture à friction).

Le second argument récurrent serait le coût d’une telle mutation énergétique. Là encore, les projets Libérons l’Energie amènent à étudier de manière pertinente le rôle de l’économie dans la transition énergétique.

En France, nous avons des millions de chantiers qui nous attendent pour isoler les maisons, en construire de nouvelles, pour changer l’énergie, pour éduquer les enfants, pour soigner les malades, pour développer les transports.

Il s’agit de faire de vrais efforts pour promouvoir les énergies renouvelables, pour réduire la part de toutes les énergies non renouvelables, dont le nucléaire, le gaz, le pétrole et le charbon.

d’après Kuota Talpel

Références :

(1) Source : RTE – L’énergie électrique en France (2005 à 2007), http://www.rte-france.com

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France

(3) http://www.planetoscope.com/solaire/1089-production-d-energie-solaire-photovoltaique-en-france-en-kw-.html

(4) Société Française de l’Energie Nucléaire : http://www.sfen.org/Les-acteurs-du-secteur-nucleaire

(5) Observatoire des énergie renouvelables : http://www.energies-renouvelables.org/offres_emploi.asp

(6) Britisch Journal of Medecine 2005, Gérald Draper

(7) Rapport Court des Comptes de Janvier 2005

(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/énergie_hydroélectrique

(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucléaire

Site utile à consulter : www.negawatt.org

1 tera watt heure = 1 milliard de kwh.

À propos de Alexis Boudaud

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