Les cheminées de Golfech – mars 2011
3-3.1 – DEFINITION ET MANIFESTATIONS [- pour en savoir plus http://www.auchecocitoyenne.com/wp/?p=1142 ]
Le risque nucléaire est un événement accidentel avec des risques d’irradiation ou de contamination pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens et/ou l’environnement.
Le risque nucléaire majeur est la fusion du coeur du réacteur d’une centrale nucléaire.
En cas d’accident majeur, les risques sont de deux ordres :
- risque d’irradiation provenant de sources (nuage ou dépôts radioactifs) situées en dehors de l’organisme humain (corps). Ce risque ne concerne essentiellement que le personnel de la Centrale.
- risque de contamination lorsque les substances radioactives sont incorporées à l’intérieur du corps soit par inhalation (voies respiratoires), soit par ingestion (en mangeant des aliments contaminés par des substances radioactives ou en buvant de l’eau contaminée). Il s’agit là du principal risque pour les populations.
Les conséquences pour l’individu sont fonction de la dose absorbée (durée d’exposition, proximité de la source radioactive, etc…) de la nature du rayonnement et de l’organe irradié (la moelle osseuse est, par exemple, plus sensible que la peau). On se protège de l’irradiation par des écrans (plomb, métal) et de la contamination par le confinement dans des locaux suffisamment étanches vis-à-vis de l’atmosphère extérieure.
3-3.2 – LES CATASTROPHES
Il n’y a pas eu en France d’accident nucléaire avec des conséquences immédiates pour la population.
ETAT DE LA CONNAISSANCE DU RISQUE DANS LE GERS
Le Centre Nucléaire de Production d’Electricité (C.N.P.E.) de GOLFECH est implanté dans le département du Tarn-et-Garonne, à la limite des départements du Gers et du Lot-et-Garonne. Le C.N.P.E. dispose de deux réacteurs à eau sous pression produisant 1300 MWatt électrique chacun.
Le degré d’occurrence d’un accident radiologique est extrêmement faible ; cependant, il est nécessaire d’envisager le risque majeur pour ce type d’établissement, à savoir la fusion partielle ou totale du cœur du réacteur ( 2800°C) qui n’intervient qu’après une série de défaillances des systèmes de protection et de sauvegarde.
Les communes ainsi concernées, dans le Gers, sont celles situées dans un rayon de 10 km autour de la centrale de Golfech, c’est-à-dire la commune de SAINT-ANTOINE
Source : http://www.gers.pref.gouv.fr/dossiers_thematiques/risques_majeurs/ddrm/nucleaire.htm